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Iti Manawa

Iti Manawa

Les périples océaniques d'Emmeline et Lionel à bord de leur voilier Iti Manawa


Viva Espana!!

Publié par Emmeline Moinier sur 1 Janvier 2015, 21:21pm

Jeudi 19 décembre2014

C’est confirmé, Port Leucate, ville du vent ! Le mercredi 16 décembre, au soir, la tramontane est montée, montée… pour atteindre plus de 60 nœuds, soit plus de 100 km/h !

Incroyable, le bateau, pourtant solidement amarré a été balloté toute la nuit, dans tous les sens, terrible, le vent dans les mâts, un bruit juste épouvantable ! Nous n’avons pas fermé l’œil, il a fallu se lever plusieurs fois dans la nuit à cause de bruits suspects, en veillant à bien se cramponner à cause des fortes rafales !

Toute la journée suivante, le vent n’a cessé ! On n’est même pas sorti du bateau tellement que ça tapait… Le bruit et le « tangage » incessant commençaient pourtant à nous taper sérieusement sur le système, mais malheureusement, pas un café ouvert dans les parages, alors ma foi, à part attendre que ça passe, bricoler dans le bateau et cuisiner, pas grand-chose d’autre à faire !

Les oreilles toutefois rivées sur les bulletins météo VHF en quète d’une petite fenêtre d’amélioration afin de continuer un peu notre périple ! Et puis c’est trop bête de rester coincer dans un endroit si glauque !

60 noeuds au port ! belle performance !!

60 noeuds au port ! belle performance !!

Le vendredi matin, la météo semble plus clémente…

Dans mon for intérieur, je n’en suis pas si sûre mais je suis partagée entre l’envie d’aller voir ailleurs et la sécurité du port…

C’est décidé, on largue les amarres ce matin, pour une courte étape, Port Vendres, dernier port avant la frontière espagnole ! On a regardé, le port est dans la ville, ce qui nous permettra au moins un peu d’animation et de vie autour de nous !

Après être allés régler nos quatre nuits (ah oui, là c’était loin d’être cadeau !), nous tentons de sortir de notre place entre nos fameux « catways ». La manœuvre n’est pas aisée à cause du vent qui nous pousse dans le sens opposé ! On parvient à s’extirper mais on y laisse une amarre au passage autour d’un pilier ! Zut, on contacte donc la capitainerie à la VHF, afin qu’il nous envoie quelqu’un pour nous récupérer notre cordage. C’est notre « collègue » Anthony, qui arrive sur son petit hors bord avec notre bien ! Très sympa, c’est lui également qui nous avait aidé à nous amarrer, il nous propose de nous ouvrir la voie jusqu’à la sortie du port car des bancs de sable nous avaient stoppés à l’aller ! Nous le suivons donc sagement, avec l’œil sur le sondeur… Anthony revient juste de Nouvelle Calédonie et d’Australie alors quand on lui annonce qu’on envisage d’y retourner, on se comprend tout de suite ! Mais il est temps de laisser Iti Manawa et son équipage voguer dans la mer « venteuse » du Langudoc Roussillon, c’est décidé, Anthony nous suivra à travers le blog ! Une rencontre bien sympathique en tous cas !

De retour sur les flots, nous prenons directement un ris… C’est que ça souffle par ici ! Je suis vraiment flippée, c’est impressionnant même si mon capitaine m’assure qu’il n’y aucun risque puisque nous sommes au vent arrière…

Malgré tout, nous avons un ris et le génois enroulé à moitié, faudrait pas finir de traumatiser le restant de l’équipage… C’est assez impressionnant je l’avoue, de naviguer dans les risées, et je m’affole encore d’avantage lorsque j’entends l’annonce d’un BMS pour cet après-midi ! Agrhhh, hâte d’arriver même si il n’y a que 24 miles entre les deux villes !

Le bateau fuse littéralement, Lionel semble très satisfait mais on décide quand même de prendre le dernier ris en vue de la météo pour les prochaines heures… Enfin, nous distinguons l’entrée du port de Port Vendres, la mer est très forte à cet endroit et c’est impressionnant car nous sommes au pied des falaises…

On affale vite fait et on rentre dans le port, un port de pêche, industriel et de plaisance ! En effet, un énorme cargo est amarré à l’entrée. On contacte la capitainerie à la VHF, Lionel par habitude demande la « capitainerie de Bandol » (au lieu de celle de Port Vendres !). Le gars rigole et nous annonce que Bandol c’est pas tout à fait ici ! Il nous attribue une place et nous aide à nous « garer ».

Oufffff, je souffle, quel stress ! Pour l’instant, la navigation dans ces conditions est loin d’être un plaisir, surtout avec le froid qui règne, on ne réunit pas les conditions optimales pour « débuter ». Faudrait pas que ça me dégoute quand même !

Bye Bye Port Leucate ! ville du vent (eh oui, les éoliennes ! et le Pic du Canigou enneigé dans les Pyrénées
Bye Bye Port Leucate ! ville du vent (eh oui, les éoliennes ! et le Pic du Canigou enneigé dans les Pyrénées

Bye Bye Port Leucate ! ville du vent (eh oui, les éoliennes ! et le Pic du Canigou enneigé dans les Pyrénées

Nous nous promenons dans la ville les dernières heures du jour, faisons quelques courses, puis retour au bateau… Au large, le vent souffle fort et la mer est déchaînée… Du coup, le bateau tangue énormément dans le port, et même Lionel, pourtant habitué, commence à se sentir mal ! Un comble ! En tous cas, on est tout de même mieux ici qu’en mer !

Le lendemain, le vent est toujours aussi fort, ce qui nous oblige à rester au port ! Pas grave, pleins de ballades alentour, alors, comme on aime bien le vent, on décide d’aller au phare du fameux Cap Béar. Une pointe réputée pour sa mer souvent très agitée, des vents tourmentés, un cap redouté par tous les marins !

On confirme ça par une randonnée à la journée, direction Banyuls, par le sentier du littoral ! On est plein vent de face au départ, et bien contents d’être à pieds ! ça bouge beaucoup sur l’eau ! On trouve une petite anse bien abritée pour pique niquer, au voit l’écume voler au loin et les vagues d’écraser sur la côte face à nous ! Impressionnant !

L’arrière pays est très joli, au pied des Pyrénées, les vignes sont cultivées en restanques, le ciel est bien bleu et il fait bon (abrité du vent !) Enfin on profite un peu des lieux !

Le soir, rebelote, le bateau tangue fortement au port, on comprend mieux pourquoi vue l’état de la mer ! à tel point , que tout finira par se renverser dans le bateau, y compris l’absorbeur d’humidité Rubson, rangé en hauteur dans notre chambre, qui se renverse en pleine nuit dans notre lit ! Aghhhhh, bon, obligé de changer les draps et de les faire sécher, c’est tout poisseux ! Les aléas du bateau, un parmi tant d’autres !

Port Vendres, le port duu roulis ! Dernière étape avant l'Espagne !
Port Vendres, le port duu roulis ! Dernière étape avant l'Espagne !Port Vendres, le port duu roulis ! Dernière étape avant l'Espagne !

Port Vendres, le port duu roulis ! Dernière étape avant l'Espagne !

Dimanche 21 décembre 2014

Le lendemain, c’est décidé, dès la fin du BMS, vers 14h, nous prendrons la mer, direction l’Espagne ! Je prépare ma fameuse quiche aux carottes car je redoute une navigation musclée, celle pendant lesquelles c’est compliqué de faire à manger…

Et bien j’étais loin d’imaginer à quel point on allait être secoués !

Aussitôt sortis du port, le vent souffle assez fort, mais surtout, la mer est démontée… Je suis complètement tétanisée… Pour moi c’est énorme et traumatisant, je ne sais plus quoi faire…

Heureusement le capitaine est à la barre et il « gère » (y compris son mousse !). Nous avons juste le génois déroulé à 70 %, pas de grand voile, le vent souffle par l’arrière et les vagues sont monstrueuses, pas dans la hauteur, mais surtout très rapprochées et agitées…

Le bateau tangue énormément, encore une sensation nouvelle dont je me serais largement passée… Nous plongeons entre les vagues, d’un côté, puis de l’autre, c’est terrible, à l’intérieur, tout bringuebale d’un côté, puis dans les 30 secondes suivantes, de l’autre… Et blam d’un côté et blam de l’autre…

On passe le Cap Béar, j’espère que ca va se calmer… Bein pas du tout, c’est pareil, voire pire ! J’ai juste hâte que ça s’arrête, c’est trop violent et impressionnant ! à l’intérieur, le bruit est impressionnant, on a l’impression que tous les placards vont s’ouvrir sous la puissance du roulis permanent !

On est ballotés comme ça encore trois bonnes heures, je tente de couper un bout de ma quiche aux carottes car on oublie d’en manger ! ça fait du bien, ça redonne un peu le moral aux troupes !

Décidemment, j’ai droit au grand baptême, je commence à me dire que si c’est tout le temps comme ça, où vais-je bien trouver du plaisir ? !! Mon stress est palpable et surtout je le communique à Lionel, du coup l’atmosphère est quelque peu tendue, je ne voyais pas trop les choses comme ça à vrai dire !

Mais c’est comme ça la Méditerranée en décembre, agitée, imprévisible et cassante ! Allez, bientôt l’Atlantique (j’essaie de positiver mais intérieurement je balise à mort !).

Nous avançons bien et nous passons le dernier cap, avant d’entrer dans la baie de Roses… Enfin le vent se calme et la mer avec, abrités dans la baie !

Ouffff, je respire enfin !! Le bateau avance bien, c’est joli, il a pleins de falaises, le soleil se couche et avec le vent aussi ! Après tout ce qu’on s’est pris, on est alors obligés de démarrer le moteur pour finir les derniers miles avant le Port de Roses car il est tard !

Nous arrivons au port vers 19H30 et nous apercevons un ponton à l’entrée avec d’autres grands voiliers. On décide donc de se mettre par là, la capitainerie étant fermée à cette heure !

Pas de problèmes, les cartes et le sondeur indiquent 5 mètres de profondeur à cet endroit ! On s’enquille en marche arrière, je me prépare à sauter sur le ponton pour amarrer le bateau pendant que Lionel est aux commandes. Marche arrière puis marche avant toute lorsque j’ai sauté à terre ! Mais là, le bateau « tanque » bizarrement… On met ça sur le compte du changement de régime du moteur…

On amarre le bateau et on s’aperçoit que notre prise de courant n’est pas compatible avec les prises de quai… Zut pas, de chauffage ce soir, c’est bien dommage après la journée éreintante qu’on vient de se payer !

Il est tard déjà, nous ne trainons pas avant d’aller nous coucher. Et dans la nuit, nous entendons soudain un bruit sourd qui résonne dans le bateau. Au départ, Lionel me dit que ce sont surement les amarres qui se tendent. Mais il n’y a pas de vent…

Au bout d’un moment, il sort et se rend compte que le safran tape dans quelque chose au fond du port ! Et merde !!! Obligés de rallonger les amarres au maximum pour limiter les dégâts !

Juste au moment où Lionel est sur le pont en train de tout régler, le gardien de nuit, surpris, s’arrête et nous demande d’aller à la capitainerie le lendemain matin…

On ne parviendra pas à se rendormir sereinement, ennuyés par cette histoire de safran peut être abimé, et le fait qu’on n’a absolument pas envie de payer pour quelques heures au port sans électricité… Du coup on décide de partir aux aurores le lendemain matin pour échapper à la capitainerie !

Passage "musclé" du Cap Béar
Passage "musclé" du Cap Béar
Passage "musclé" du Cap Béar

Passage "musclé" du Cap Béar

Départ le lendemain matin à 7h…

Lorsque nous sortons du port, nous assistons à un étrange ballet : tous les bateaux de pêche sont réunis devant l’entrée, et à 7h pétantes, une sirène retentit et on voit alors tous les bateaux s’élancer à pleine vitesse vers le large !

C’est incroyable ! Ils sont nombreux en plus, ils partent tous ensemble pêcher au large ! En effet, ces derniers temps nous avons croisés pas mal de bancs de thons !

Au départ on n’était pas bien sûrs, mais à plusieurs reprises, en observant les oiseaux se rassembler dans le ciel et plonger dans la mer, on s’est aperçu qu’ils visaient des bancs de thons qui du coup, se mettent à sauter hors de l’eau ! De belles bêtes, mais je déconseille Lionel de les pécher… Qu’est ce qu’on ferait d’un thon entier ! Remarque ça changerait de la dinde de Noël ! Mais bon, ça voudrait dire qu’il faut tuer le thon, que ça fait beaucoup de sang dans le cockpit et que pour l’instant, on a assez de choses à gérer lorsque que l’on navigue, pour en plus s’occuper à poser des traines ou des cannes à pêche ! On verra plus tard, lorsque les eaux seront plus calmes et propices !

Nous assistons au lever de soleil sur les Pyrénées enneigés au loin, en traversant la longue baie de Roses. Le vent est arrière, de force 3-4, le bateau avance bien, notre progression est rapide et agréable car il y’ a peu de houle. En revanche, il fait un froid glacial et nous redoutons les sirènes de police, tels Bonnie&Clyde en fuite !

Nous longeons les falaises, c’est très joli mais je suis toujours frigorifiée sans doute à cause de la fatigue et de la nuit sans chauffage que nous venons de passer… Je dors un peu à l’intérieur, avec une bouillote et une chaufferette pour les mains !

Dehors, Lionel a mis des baskets ce matin, c’est le signe que nous avons bien baissé en température ! Le soleil se pointe enfin, il vient illuminer la côte et notre Iti Manawa et son équipage ! Une petite floraline et le vent tombe complètement !

C’est le moment de sortir le Spi mon capitaine ! Lionel semble en pleine forme, il procède donc seul à la manœuvre pendant que je prends un peu le soleil (en moufles et en anorak je précise !). Le bateau file bien sous spi, on avance à 6 nœuds en moyenne, c’est top !

Puis le vent change de direction et forcit, on affale donc en vitesse et le bateau repart de plus belle ! Nous avons décidé de passer la nuit à Sant Felix de Guixols afin de nous rapprocher au maximum de Barcelone, où nous avons convenu de passer les fêtes de Noël avec nos familles !

Lever de soleil dans la baie de RosesLever de soleil dans la baie de Roses
Lever de soleil dans la baie de Roses

Lever de soleil dans la baie de Roses

Nous arrivons face au port avec un bon petit vent, il est temps d’affaler ! Nous entrons et cherchons le quai d’accueil…

On ne voit rien, soudain un jeune espagnol vient nous indiquer où nous amarrer : j’arrive à peu près à comprendre car il parle très distinctement ! Mes cours d’espagnol sont bien loin et j’ai surtout parlé anglais ces dernières années ! On arrive quand même à se comprendre même si je lui réponds un mélange d’anglais, français et espagnol !

Le tout c’est d’amarrer le bateau et de se raccorder à l’électricité ! à la capitainerie, nous tombons sur une espagnole qui parle très bien le français et qui nous explique que l’assurance du bateau est obligatoire Espagne !

Au passage, nous paierons la nuit la plus chère depuis notre départ : 40 euros ! Mazette !!! Nous qui pensions que les ports étaient pour la plupart « gratuits » pour les passagers hivernaux, c’est raté !! On va bien empiéter sur notre budget du coup !

Un petit tour en ville, un genre de mini St Tropez avec de belles boutiques et de l’animation ! Et l’on découvre avec effroi les prix du port : 15 000 euros la place à l’année ! AHHhh ouai quand même ! On a dû choisir le port le plus cher de la Côte Espagnole (en tous cas on l’espère !!). Pour nous raviver, on se prépare une bonne petite ratatouille ! Hummm, ça fait du bien !

Arrivée au Port de Saint Felix de Guixols
Arrivée au Port de Saint Felix de Guixols
Arrivée au Port de Saint Felix de Guixols

Arrivée au Port de Saint Felix de Guixols

Mardi 23 décembre 2014

Départ vers 10h de Saint Felix de Guixols, notre port « chic », dehors, un vent de force 4-5 voire 6, de face !

Rolala, ça veut dire qu’il va falloir tirer des bords toute la journée pour relier notre point d’arrivée, Port Balis, soit environ 42 miles à faire dans la journée ! Nous voilà donc partis, avec un ris dans la grand-voile et le génois en partie enroulé.

Le bateau marche bien, à 7 nœuds de moyenne ! Heureusement, vue la distance à parcourir ! Les premiers virements de bords s’enchaînent sans problèmes mais la mer commence à se former petit à petit…

Le vent monte, on prend trois ris et on enroule encore un peu le génois. Les bords que l’on tire au large sont violents, on tente d’éviter les vagues mais elles sont courtes et « cassantes ». Le bateau tape parfois fort lorsqu’il retombe au creux des vagues !

On gite beaucoup malgré notre petite voilure ! Mais on avance bien, toujours à 7-8 nœuds, malgré cette mauvaise mer ! pour moi, c’est plus facile de barrer le bateau lorsqu’on navigue au près (c’est-à-dire près du vent) et lorsque les voiles sont réduites.

Je sens le bateau beaucoup plus manoeuvrant et la barre est moins dure ! La côte, parfois rocailleuse, parfois bétonnée, dont on se rapproche et l’on s’éloigne à chaque virement de bord ! Au total, nous effectuerons pas moins de 23 virements ! Notre trace sur le gps est assez drôle !

Nous décidons de passer la nuit à Port Balis, ce qui nous rapproche encore de Barcelone. Mais le trajet représente 42 miles, soit environ 8o kilomètres, multipliés par deux puisque nous devons tirer des bords, soit une centaine à réaliser dans la journée. Lionel est très optimiste car il vrai que le bateau fuse !

Mais les bords au large sont cassants, le bateau tape, c’est épuisant et nous fait perdre de la vitesse car nous sommes face aux vagues ! Pas le choix, c’est le seul moyen ! Nous passons devant Lloret del Mar. Il y’a tout pleins de kite surfers et de planchistes. Lionel les observe avec envie, je sais qu’il aimerait profiter de ce vent pour aller « naviguer » sur ses « jouets ».

Mais l’objectif c’est de rallier les mers chaudes le plus rapidement possible, ce qui n’est pas évident vue les conditions météo difficiles de ce mois de décembre. En attendant, l’objectif est d’arriver jusqu’à Barcelone !

Nous atteignons le Port Balis dans la soirée, la capitainerie étant bien sûr fermée à cette heure tardive, nous faisons un tour dans le port et nous optons pour une place entre deux voiliers. Nous piquons la prise du voisin (absent) pour se raccorder à l’électricité !Ahhhh, enfin au chaud ! Je prépare un gateau pour le petit déjeuner du lendemain car nous sommes en rade de pain et que les derniers jours de navigation n’ont pas été propices à la fabrication artisanale à bord !

Une journée de navigation au prés...
Une journée de navigation au prés...
Une journée de navigation au prés...

Une journée de navigation au prés...

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Soriano Marie-Christine 21/01/2015 09:07

Quelle joie de vous voir LIBRES. Lionel profitez bien et merci de nous faire partager ces beaux moments.......
Nous avons l'impression de rêver aussi
Une pensée de la Canopée Immobilier

Richard 17/01/2015 18:38

Merci de nous faire partager cette belle aventure et tellement plus confortable les gros temps quand on est installé dans son salon.
Je file car j'ai très envie de lire la suite.

Tom & Caro 10/01/2015 21:35

Bonne année à vous deux et Emmeline "tiens bon la barre et tiens bon le vent, hisse et haut..."
Bizz

Michelle et Daniel de Pertuis 10/01/2015 16:40

Nous vous souhaitons une BONNE ANNEE 2015,, et que tout vos VOEUX soient exaucés et que nous continuons à vous lire sur le tracé maritime,, merci emmeline pour tes récits.. michelle

olivier 03/01/2015 23:23

Bravo Emeline quel talent une veritable journaliste...
Je decouvre votre blog grace à pascal.
Bravo egalement au capitaine Lionel ..
J ai navigué une fois avec vous sur le flip...
Merci de nous regaler de vos aventures.
Olivier

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