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Iti Manawa

Iti Manawa

Les périples océaniques d'Emmeline et Lionel à bord de leur voilier Iti Manawa


Des noces de coton ''créoles''

Publié par Emmeline Moinier sur 27 Août 2015, 01:06am

Un an après, à bord d'Iti Manawa, notre rêve s'est concrétisé, la suite de notre plus long voyage de noces (c'est pas la même coiffure ni la même robe !)

Un an après, à bord d'Iti Manawa, notre rêve s'est concrétisé, la suite de notre plus long voyage de noces (c'est pas la même coiffure ni la même robe !)

Des noces de coton ''créoles''

Il y a un an jour pour jour, nos familles et amis s'étaient réunis pour célébrer ensemble notre union, entre Lionel et moi !

L'occasion également de partager avec tous les êtres chers à nos cœurs, un moment de bonheur, simple mais aussi un peu farfelu, à notre image !

La chance de pouvoir dire au revoir à tout le monde avant de partir pour notre périple en bateau autour du monde...

Une mer et un Océan franchis, quelques milliers de milles parcourus, nous faisons désormais partie de la grande famille des ''tours du mondiste à la voile''. Après les galères du départ, le froid terrible, les casses matérielles et une transatlantique mouvementée, nous voilà ''amarrés'' en Martinique depuis bientôt 6 mois et prêts à reprendre la mer...

Cette ''pause'', outre ayant renfloué les caisses de bord, nous a permis de partir à la découverte d'une île à la nature exubérante, de savourer des instants simples autour de différentes variétés de rhums, de recevoir nos familles respectives et surtout, de tisser des liens forts avec la grande famille des ''gens de bateau''.

Des rencontres humaines qui font toute la richesse de notre périple, les raisons qui nous poussent à continuer tout en abreuvant notre soif de découverte de nouvelles cultures, nouveaux paysages, nouveaux lieux de ''glisse''.

L'opportunité de se recréer une sorte de ''cocon'' rassurant sur lequel nous pourrons toujours compter en cas de pépin, la preuve ayant déjà été démontrée à plusieurs reprises !

Des belles amitiés qui ont enrichi notre quotidien, l'affinement de notre apprentissage en matière de navigation, un équilibre à retrouver dans notre couple au sein d'un environnement nouveau et tourné vers l'avenir sans aucune certitude, au gré des vents, des courants, des rencontres, des contextes politiques, des moyens financiers, des ressentis personnels...

Bref, s'adapter en permanence, s'ouvrir, écouter, dans le respect de l'autre avec pour seul point de repère, notre amour sincère et profond, ainsi que nos familles et amis qui nous soutiennent énormément dans notre démarche et avec qui nous espérons pouvoir partager un peu de notre nouvelle vie un jour ou l'autre !

Voici donc le récit de notre ''quotidien'' qui vient de s'écouler ces derniers mois, et nous voilà désormais prêts à reprendre le cap au Sud, direction les îles Grenadines !

Top départ : ah non, c'est vrai, en bateau, on ne donne jamais de date, ce sera en fonction de la météo, de l'état de la mer, de celui du bateau, du ressenti de l'équipage...

Bref, sûrement en septembre, et ou bien en octobre, seul l'avenir nous le dira ! Profitons donc du moment présent et arrêtons les planifications précises, savourons notre plus long voyage de noce !

15 mars 2015

Lionel rentre ravi de cette première journée de « boulot », c’est l’occasion de payer l’apéro à Augustin, le moniteur de kite surf. La vie est douce sous les tropiques, face aux lumières de la ville de Fort de France, nous savourons un délicieux gâteau à l’orange confectionné par mes soins, et nous décidons de visiter l’île de Sainte Lucie dès le lendemain.

Après avoir fait les papiers de sortie du territoire, consulter rapidement nos mails, nous voilà en direction de l’île voisine. Mais le vent souffle fort et face à nous (Sud Est), ce qui signifie au moins 5 heures de près pour atteindre la prochaine côte, la journée est déjà bien entamée alors on stoppe aux Anse d’Arlet et nous allons visiter les fonds marins de ces magnifiques baies !

Des coraux de toute beauté, des poissons et des tortues, Lionel fait une belle petite pêche que nous savourons le soir même !

Dès le matin, nous reprenons la direction de Ste Lucie, cette fois, le vent est redevenu Est/Nord Est, et il est moins fort, du coup, la navigation se passe pour le mieux et nous arrivons dans la journée à Rodney Bay. Le mouillage est assez « chargé » mais la baie est grande donc nous trouvons une petite place et nous gréons l’annexe en direction de la marina pour aller faire les papiers d’entrée.

Une fois passé le petit canal d’entrée avec les barques de pêche posées sur les berges, nous pénétrons dans une espèce de mini Floride… Des maisons cossues avec des pontons privés sur lesquels trônent des méga bateaux moteurs… Nous sommes un peu éberlués, le décalage est énorme avec la Martinique !

Une fois dans les bureaux, on nous fait remplir un formulaire au cas où nous serions contaminés par Ebola (tiens on l’avait oublié celui là !) puis on nous fait payer un droit de circulation sur le territoire, d’environ 20 Euros.

Un rapide petit tour en ville et nous réalisons que nous sommes dans le lieu de villégiature des Américains, tout est aseptisé, en « duty free », la clim est à fond dans les magasins de souvenirs, il y a un grand casino, des « domino pizza »… Aucune authenticité, pourtant l’île est plébiscitée par tous les touristes, en Martinique, tout le monde veut visiter Ste Lucie, il y a des tas de charters qui s’y rendent quotidiennement…

On se dit que le Sud de l’île doit être beaucoup plus typique, du coup, dès le lendemain matin, nous levons l’ancre direction Soufrière Bay. La côte est jolie, il y’ a quelques plages de sable blanc et de nombreuses villas qui surplombent la mer mais aucune case de pêcheur…

Nous arrivons à Soufrière Bay, dominée par deux immenses et vertigineux pitons qui plongent à pic dans la mer ! Enfin, au creux de la vallée, on aperçoit un village coloré ! John, sur son petit hors bord nous accueille et nous attribue une bouée car la majeure partie de l’île est une réserve marine et le mouillage est interdit. On lui offre un jus de fruit et nous lui donnons quelques Dollars caribéens pour ses quelques conseils de visite.

Nous nous rendons à terre, et là, le temps de nous amarrer, un jeune ado nous propose de surveiller notre annexe pour 10 Dollars américains… Nous sommes un peu étonnés, on négocie pour trois Euros qu’on lui donnera au retour, ma foi, peut être que le coin est "craignos"…

Nous déambulons dans le village à la recherche des sources chaudes et des jardins exotiques qu’on nous a conseillé de visiter. Le racket continue, nous sommes sollicités de toute part, c’est un peu oppressant.

Sur la route qui mène au jardin, nous faisons connaissance de Margaritta, une dame riveraine avec qui nous discutons de la région puis de notre vie sur le bateau. Elle parle Anglais, et créole (donc quelques mots français), nous sommes ravis de faire sa connaissance qui se conclut par une belle phrase « nous sommes tous frères et sœurs, on boit, on mange, on respire de la même façon, et même pour le popot ! ça n’est pas la couleur de peau qui fait la différence, c’est juste ce qu’on a dans la tête et le cœur qui nous rassemble ».

Sur ces belles paroles, nous décidons de ne pas payer pour la visite des jardins et des bains de boue mais de nous rendre à pieds visiter le volcan.

Mais là, après avoir gravi la route pentue et manqué de nous faire faucher par les voitures lancées à pleine balle, nous découvrons que l’accès au site est payant, et la dame n’a pas l’air bien sûre qu’il y ait de nombreuses randonnées, elle veut juste nous vendre des entrées… Du coup on fait demi tour,... moi des lacs volcaniques j’en ai déjà vu des plus jolis en Nouvelle Zélande, des sources chaudes et bains de boue également…

Au détour d’un chemin, un panneau nous indique une source. Après quelques marches nous découvrons la petite cascade d’eau chaude et notre parcours nous amène dans un joli jardin, avec des bains de boue, des cascades d’eau chaude. Mais encore une fois, nous sommes stoppés par un muet qui nous menace de nous mettre une amende si nous ne payons pas 10 Dollars américains chacun, seulement pour avoir vu le paysage !

C’est un comble, excédés (oui, un muet peut devenir énervant !) nous lui promettons de revenir avec de l’argent pour le payer car nous n’avons rien en poche pour le moment… Et nous prenons la poudre d’escampette, en se disant qu’on vient de gruger un pauvre sourd et muet…

De retour au ponton, rebelote, l’ado « gardien » nous attend en réclamant son dû… On lui donne trois Euros, il rétorque qu’il veut des billets… c’est à prendre ou à laisser, nous sautons dans l’annexe et sirotons un apéro face au coucher de soleil sur les pitons de Soufrière Bay…

Et là, un va et vient incessant de petits bateaux moteurs commence à défiler devant les bateaux sagement amarrés à leur bouées. Chaque vague fait tanguer le bateau, et répand une mauvaise odeur d’essence… Le manège reprend dès le lever du jour, ça n’arrête pas, ça devient pénible !

Nous sautons alors sur nos paddles en direction des pitons. Après une bonne heure à pagayer, nous atteignons une jolie plage de sable au dessus de laquelle trône un immense et luxueux hôtel… C’est en complet décalage avec l’immensité sauvage des pitons rocheux et ça gâche un peu le décors…

Pas grave, parés de masques et de tubas, nous voilà partis à la découverte des fonds marins de Ste Lucie. Des milliers de poissons multicolores nagent sous nos pieds, des coraux aux tons variés tapissent les rochers, nous découvrons de nouvelles espèces comme le poisson perroquet, les animaux se laissent approcher de très près car ils ne sont pas chassés au sein de la réserve marine. Puis il nous faut repartir sur nos paddles rejoindre le bateau.

Mais là, au détour de la falaise, les courants et le vent s’inversent nous poussant dans la mauvaise direction, je fatigue, impossible de remonter face au courant ! Lionel vient à ma rescousse et nous ramènera sains et saufs jusqu’au bateau ! à peine le temps de nous remettre de nos émotions et nous voilà repartis en direction de Marigot Bay, un peu plus haut car les va et vient incessants des petits bateaux nous excède !

Marigot Bay c’est une large faille entre deux falaises qui s’enfonce profondément dans la mangrove. Une sorte d’abri naturel en cas de cyclone, vraiment très joli, mais très étroit et très bondé… Nous mouillons sur la gauche du chenal, c’est-à-dire sur la partie gratuite puis nous allons visiter la baie à terre. Encore une fois, des hôtels luxueux, des restaurants aseptisés, le lieu est surfait, nous ne sommes pas séduits !

Nous nous promenons en paddle le lendemain dans la baie puis jusqu’à une plage de sable où Lionel trouve une vague parfaite pour le surf (j’y perdrais d’ailleurs mon masque de plongée à cause d’un surf involontaire sur la vague)! Il s’entraine une bonne partie de la journée pendant que je fais connaissance avec un couple de français en vacances ici.

Nous décidons de passer une deuxième nuit à cet endroit et à la tombée du jour, nous voyons arriver catamarans et voiliers dans cette baie qui devient tout à coup surpeuplée. Je redoute que l’un d’entre eux dérape sur nous où nous percute…

Au petit matin, nous levons l’ancre pour retrouver la Martinique, peut être moins majestueuse mais beaucoup plus typique à notre goût !

Sainte Lucie
Sainte LucieSainte Lucie
Sainte LucieSainte Lucie
Sainte LucieSainte LucieSainte Lucie

Sainte Lucie

Après une journée au club nautique, nous voilà repartis en direction du Carbet, dans le Nord, juste avant St Pierre. Une immense plage de sable bordée de cocotiers et de petits restaurants devant lesquels nous jetons l’ancre. Le bourg est très agréable et au cours de notre visite nous faisons la connaissance de Tina de l’office du tourisme. Elle nous donne pleins de bons plans pour la Dominique, une île sauvage et loin du tourisme de masse de Ste Lucie.

Puis après avoir sympathisé, elle nous emmène visiter un peu les hauteurs du Carbet, le magnifique point de vue de l’observatoire et nous offre un verre chez elle. Un petit coin de paradis niché au creux d’une vallée luxuriante, elle vit là avec son mari et ses enfants, cultive ses fruits et légumes, quelques animaux, tout ça dans l’esprit « rasta » !

Nous passons un agréable moment en leur compagnie puis nous voilà sur la balade du Canal des Esclaves, une jolie petite randonnée qui longe un canal avec la vue sur les pitons du Carbet, la vallée du Mascret au cœur d’une forêt luxuriante !

Nous y croiserons quelques uns de ses habitants d’ailleurs, une mygale velue fait son apparition juste devant moi !

Le lendemain après visite et dégustation de la rhumerie Neisson, nous voilà de nouveau dans la voiture de Tina qui nous emmène cette fois-ci au départ de la randonnée du Caplet.

Environ deux heures de marche au sein de la forêt tropicale, au milieu des fougères, des gommiers, des pins, des bananiers, des cocotiers, nous sommes enchantés, c’est absolument somptueux, frais et revigorant ! Je me sens revivre en évoluant dans cette nature sauvage, quoiqu’un peu hostile ! Puis nous reprenons le chemin du retour, et nous arrivons, rincés au bateau !

Pas le temps de récupérer, nous voilà de nouveau en mer pour rejoindre Anse Mitan où Lionel travaille le lendemain. Au moment où nous levons l’ancre, le moteur fait un drôle de bruit et soudain, plus d’embrayage… Lionel localise rapidement la panne : un des boulons du presse- étoupe s’est desserré et empêche d’embrayer… Zut ! Il va nous falloir mouiller à la voile, de nuit, avec un vent forcissant… moi qui commençait juste à renouer avec l’élément marin, une nouvelle tuile !

L’arrivée se passe sans encombre malgré ma petite montée de stress ! Les aléas du bateau ! chaque jour un nouveau problème !

Le Nord martiniqueLe Nord martinique
Le Nord martiniqueLe Nord martiniqueLe Nord martinique
Le Nord martiniqueLe Nord martinique
Le Nord martiniqueLe Nord martiniqueLe Nord martinique

Le Nord martinique

10 AVRIL 2015

Oulala, nous sommes débordés sous les tropiques, plus le temps d’ouvrir l’ordinateur pour tenir à jour notre blog ! Mais sous le soleil, rien n’est grave et tout trouve toujours solution, comme on dit ici « pani problem »… Alors… Faut pas être pressé ni stressé non plus, incompatible avec le mode de vie local !

Nous voilà donc mouillés de nouveau à Anse Mitan, à côté des copains marins qui cherchent une solution à notre problème moteur, toute la communauté est mobilisée pour trouver une douille de 36 afin de resserrer le tourteau sur l’arbre d’hélice.

Lionel part de bonne heure le matin afin de solliciter un maximum de gens avant le weekend end car nous avons prévu d’aller passer la semaine suivante en Dominique et il nous faut un moteur opérationnel.

De mon côté, je reste au bateau pour faire un peu de ménage, de cuisine, du rangement, entrecoupés par des petites baignades dans l’eau fraîche. Lionel a de bonnes nouvelles, il a rencontré un mécanicien qui peut nous dépanner dès le mardi matin. Pour fêter ça, nous arrosons la soirée au bar du coin avec des copains avec qui nous finirons à manger des pâtes à bord de notre bateau, à 3h30 du matin ! Le réveil fut bien difficile le lendemain, forcément, trop de citron, ça donne mal à la tête !

Pour se remettre, Lionel décide de me donner un cours de kite surf le lundi, le vent est idéal pour m’y remettre… Me voilà donc à enfiler ma combinaison de plongée intégrale car à patauger plus de deux heures dans une eau à 26°C bah, au bout d’un moment, j’ai froid, incroyable mais vrai ! Nous traversons la baie en annexe face au vent et aux vagues, un vrai rodéo ! Puis nous débarquons sur un haut fond où nous avons pieds afin de revoir le maniement de l’aile… ça se passe plutôt pas mal, je me lance donc en nage tractée à travers la baie avec Lionel qui me suit en annexe et m’aide à décoller mon aile lorsqu’elle retombe dans l’eau (plus souvent dans l’eau qu’en l’air, au grand désespoir de mon moniteur !) Nous constatons que j’ai régressé, incroyable (mais c’est sans doute à cause de l’excès de citron du weekend, j’étais pas très alerte du coup !)

Le mardi, nous désespérons de voir arriver le mécanicien qui nous avait assuré de passer au bateau et qui ne répond même plus au téléphone ! Faute de quoi, Lionel décide d’aller faire un tour en paddle jusqu’à l’Anse à L’Ane, à 1,5 miles, où se trouvent Sarah et Alex, qui pourront peut être nous dépanner puisque Alex est mécano !

Une heure après, les voilà à bord d’Iti Manawa pour nous aider à réparer notre moteur « désaccouplé » (ce qui ne semble pas être un grave problème pour Alex !). Le problème, c’est de rentrer la douille dans le tourteau, pour cela il faut pousser sur l’arbre d’hélice, mais c’est trop difficile de l’intérieur. Lionel plonge donc en apnée sous la coque pour tirer sur l’arbre d’hélice. Mais cela s’avère mission impossible car un cône en plastique (déviation de l’anode) est coincé dans l’étambrai ce qui bloque le retrait de l’arbre.

Lionel décide donc d’emprunter le matériel de plongée de Yoann (notre ami Marseillais) pour faciliter la tâche. Christian, marin chevronné (plusieurs tours du monde à son actif à bord de « La Flibuste », un ketch acier de 20 tonnes) et « couturier » officiel à la base nautique, vient aider Lionel sous l’eau. En moins de 5 minutes, l’affaire est réglée, l’arbre d’hélice est retiré totalement du tourteau et Alex s’empresse alors de mettre une pinoche car l’eau jaillit à l’intérieur par l’énorme trou. Le cône plastique retiré (il servait juste à améliorer la performance du bateau, facilitant le « glissement » de l’eau le long de l’arbre), Alex remonte l’arbre et resserre le tourteau. Puis il vérifie l’alignement de l’arbre par rapport au moteur et là, victoire, tout fonctionne à merveille, le moteur tourne rond, on est ravis, super boulot de la part d’Alex, notre nouveau mécanicien officiel !

Notre escale en Dominique étant ajournée, nous décidons d’aller faire des courses à Schoelcher, peu après Fort de France. Nous mouillons face à la ville. Le lendemain matin, avant de partir, nous nous rendons à la station service pour faire le plein de l’annexe. En chemin, nous discutons avec un vacancier à propos du kite surf, le vent se renforce petit à petit et je surveille notre bateau du coin de l’œil lorsque soudain, je réalise qu’Iti Manawa dérive, tout seul, en direction du large ! Horreur, Lionel moqueur, réalise soudain le mini « drame » qui se déroule, fort heureusement, sous nos yeux ! Nous remplissons le réservoir de l’annexe aussi vite que possible et nous voilà partis à la rescousse de notre voilier ! Nous sommes soulagés de remonter à bord, plus de peur que de mal, désormais nous plongerons systématiquement à chaque fois que nous mouillerons dans un endroit inconnu !

Nous prenons donc la direction de l’Anse à l’Ane pour nous ressourcer et passer du temps avec Alex et Sarah avec qui nous avons bien sympathisé ! Les garçons reviennent avec une pêche miraculeuse et nous faisons la connaissance de Fred et Audrey, sur leur bateau de 9 mètres avec lequel Fred et son frère ont traversé l’Atlantique dans des conditions identiques aux nôtres. Leur récit me fait frisonner et je suis soulagée d’avoir fait la transat sur un 43 pieds !

Nous passons une très agréable soirée (bien arrosée au muscadet et poisson sauce au beurre blanc !) à nous régaler et échanger sur la vie en bateau ! Que de belles rencontres, si enrichissantes, nous sommes enchantés, et surtout bien « beurrés » !

Au lendemain, une odeur fétide et nauséabonde nous réveille ! Au départ, nous croyons à un fruit pourri dans les cales, mais nous constatons que c’est un champignon qui s’est développé dans les fonds ! Il nous faut tout passer à la javel et aérer le bateau autant que possible, quelle poisse décidément !

De retour à Anse Mitan pour la journée de travail de Lionel, nous prenons ensuite la direction des Anses d’Arlet où nous devons retrouver les parents de Lionel et leurs amis pour trois semaines en Martinique !

Jackie, le papa de Lionel fait une entrée « fracassante » à cause d’un démarrage en côte raté au cours duquel la lunette arrière de la voiture de location explose contre un pylône électrique ! Plus de peur que de mal mais la dépanneuse doit intervenir et la société de location mettre à disposition un nouveau véhicule !

Pour nous remettre de nos émotions et fêter nos retrouvailles, nous nous attablons au restaurant, autour de délicieux plats créoles et de ti punch locaux ! Quelle joie de retrouver les êtres chers à nos cœurs ! Nous les emmenons à la découverte de jolies baies et petites criques dans la région, nous nous régalons de la cuisine créole et nous plongeons à la découverte de sublimes fonds marins ! Jackie, Anita et André passeront une matinée à bord d’Iti Manawa, à naviguer entre les grains, tandis qu’avec Jacqueline, nous faisons quelques boutiques avant de tous nous rejoindre pour le déjeuner à Anse Noire !

Pour découvrir la Martinique autrement, tout en accompagnant Jackie, Anita, André et Jacqueline, nous décidons de louer un scooter pour la semaine... Un 50 cm3... Nous prenons possession de notre bolide et nous voici lancés à pleine vitesse sur les routes tortueuses martiniquaises... Vitesse de pointe : 65km/h, en descente, c'est pas gagné l'histoire !

Malgré tout, nous nous rendons à la distillerie La Mauny afin de déguster du rhum tout juste sorti des colonnes de distillation, à plus de 72° ! On peut dire que ça ''arrache'', c'est terrible, ma glotte ne s'en remettra pas, je ne savais pas qu'il fallait ''mâcher'' les alcools forts !

Puis, nous voilà repartis, chevauchant notre engin de course afin de se promener dans la forêt de Montravail. Nous décidons de n'emprunter que les petites routes, mais notre carte routière est très approximative et surtout elle n'indique pas les dénivelés... Nous voilà soudain face à une côte plus que raide, le scooter avance péniblement, l'embrayage chauffe et il finit par stopper net en pleine montée ! Tels deux cosmonautes, avec nos gros casques vissés sur la tête, par plus de 35°C, nous courrons en poussant la petite moto pour l'aider à finir sa course !

Nous croisons deux riverains qui nous avouent n'avoir jamais vu de moto passer par là ! Pas étonnant mais désormais, ils ne pourront plus le dire ! Ça n'en finit plus, mais nous finissons par atteindre le sommet du ''morne'' duquel nous dominons la baie du Marin et la baie de Fort de France ! Ça se mérite un paysage comme ça ! Après une petite randonnée en forêt tropicale, nous voici repartis en direction de Petite Anse pour rejoindre les parents de Lionel ! La nuit tombe et le scooter se traîne ! Pas grave, nous on est mort de rire tellement la situation est cocasse !

Le lendemain sera l'occasion de nous rendre sur la côte Atlantique ! Quel étonnement de voir la barrière de corail au large sur laquelle viennent se briser les rouleaux de l'Océan ! Ça me rappelle soudain notre transatlantique et tout un tas de souvenirs resurgissent... Voilà plus d'un mois que nous sommes en Martinique et que nous avons quitté les eaux tumultueuses de cet Océan ! Nous entamons une petite randonnée au Petit Macabou, l'occasion de découvrir des bernard l'ermite dans leur coquilles et surtout de constater à quel point les sargasses envahissent les jolies plages de sable blanc !

Le jour suivant, nous décidons de visiter la presqu'île de la Caravelle, toujours sur la côte Est mais plus au Nord de l'île. Jackie et Anita sont bloqués à leur appartement à cause d'un problème de voiture, décidément, c'est pas de bol ! Après plus de deux heures de scooter et le derrière en feu, nous sommes ravis de découvrir cette langue de terre qui s'étend sur l'Océan et qui offre des criques de sable blanc somptueuses et des vagues paradisiaques pour les surfeurs !

Au cours d'une randonnée, nous découvrons les tumultes de l'Océan sur cette côte battue par les vagues et le vent. C'est un peu effrayant, décidément, la mer est un élément à la fois fascinant et effrayant ! Puis nous savourons les plaisirs de la baignade sur une petite plage de sable blanc sur fond de coucher de soleil... Mais il est trop tard pour envisager de rentrer jusqu'aux Anses d'Arlet, nous voilà en quête d'un logement pour la nuit ! Nous nous retrouvons à la Villa bleue Marine et nous dormons dans un vrai lit, ce qui ne nous étais pas arrivé depuis plus de 6 mois !

Le lendemain, nous retrouvons Mancini & Co pour la visite de l'habitation et distillerie Clément. Des jardins bien arborés et fleuris, une visite guidée de la distillerie et de l'ancienne habitation nous permet de passer un agréable moment tous ensemble tout en découvrant un peu plus l'histoire du pays et sa culture.

Puis nous nous faisons alpaguer par Dimitri, un pêcheur qui propose la découverte des îlets aux fonds blancs et la fameuse Baignoire de Joséphine. C'est donc lancés à pleine vitesse sur sa barque de pêche que nous réalisons une découverte ''expresse'' des îlets et que nous dégustons un verre de punch alors que nous baignons dans les fameux fonds blancs. Une promenade un peu ''attrape couillon'' que nous ne sommes pas prêts de recommander !

Il est déjà tard et nous décidons de passer une deuxième nuit à l'hôtel Bleu Marine afin de découvrir tous ensemble la presqu'île de la Caravelle le jour suivant. Mais la pluie semble être de la partie et nous arrose copieusement toute la nuit et la matinée ! Pas de plage donc, mais une petite balade jusqu'au phare d'où l'on devine l'île de la Dominique au loin.

Puis nous visitons le fameux jardin botanique de Balata ! Un agréable moment au sein de la forêt tropicale, où nous découvrons les nombreuses espèces de plantes, d'arbres, de fleurs soigneusement entretenues et mises en valeur tout au long du sentier botanique, ponctué de vols de petits colibris ! Puis nous décidons de visiter la forêt martiniquaise environnante en suivant les traces d'une balade cotée ''facile'' sur notre guide ! Notre escapade se transforme alors en véritable ''koh lanta'' à travers la jungle sauvage ! Jackie et Anita tiennent bon malgré le sentier mal dessiné, au fort dénivelé et très boueux, on s'en souviendra !

Histoire de se ''détendre'' et récupérer de toutes ces émotions, nous nous rendons à la magnifique plage des Salines, à la pointe Sud de l'île. Jackie, Anita et Lionel rapatrient le bateau devant le village de Sainte Anne, non sans mal à cause du vent contraire et des courants opposés ! Avec André et Jacqueline, nous les attendrons patiemment au restaurant ! Puis nous profitons de la plage des Salines pour déguster les fameuses langoustes ! Mais quelle déception, encore un attrape couillon !

Puis nous ramenons le bateau du côté de l'Anse à l'Ane où nous retrouvons avec joie Sarah et Alex.

Puis nous retrouvons également nos anges gardiens, Cécile et Bruno ! Quel bonheur de se raconter nos expériences respectives et de constater que nous sommes toujours dans la même démarche ''sportive'' et ''découverte''.

Ils nous présentent Jean Loup et Soizic, un jeune couple rencontré aux Canaries passionnés de kite surf et dans l'Arc Antillais pour une année sabbatique sur un First 30.

Enfin, nous rencontrons Nico et Marie, à bord d'un bateau en ferro-ciment, une construction originale !

Chaque fois, c'est l'occasion de passer des soirées passionnantes et enrichissantes entourés de gens aux préoccupations similaires, aux passions identiques, aux expériences communes. Et lorsque nous nous endormons après ces soirées souvent copieusement arrosées et accompagnés de délicieux plats, je réalise à quel point notre périple est enrichissant du point de vue de l'échange humain, nous tissons des liens éphémères, ou parfois durables et nous nous abreuvons de tous ces récits, ces conseils, ces tranches de vie partagées. Toutes ces rencontres humaines nous confirment que nous avons pris les bonnes décisions, que malgré nos moments douloureux ou de doutes, nous sommes au bon endroit et nous sommes entourés d'une richesse inestimable qu'est l'échange entre humains... Et ce n'est que le début, je le sens et je le souhaite !

La contrepartie, c'est de dire au revoir aux gens que nous aimons le plus au monde et de les voir reprendre l'avion pour traverser l'Atlantique en sens inverse... Et c'est avec le cœur lourd et chargé d'émotions que nous embrassons chaleureusement Jackie et Anita, André et Jacqueline qui reprendront la direction de Miramas le soir même !

Anita, Jackie, André et Jacqueline
Anita, Jackie, André et JacquelineAnita, Jackie, André et JacquelineAnita, Jackie, André et Jacqueline
Anita, Jackie, André et JacquelineAnita, Jackie, André et Jacqueline
Anita, Jackie, André et JacquelineAnita, Jackie, André et Jacqueline

Anita, Jackie, André et Jacqueline

Habitation Clément, Jardin Balata, Presuq'ile de la Caravelle
Habitation Clément, Jardin Balata, Presuq'ile de la CaravelleHabitation Clément, Jardin Balata, Presuq'ile de la CaravelleHabitation Clément, Jardin Balata, Presuq'ile de la Caravelle
Habitation Clément, Jardin Balata, Presuq'ile de la CaravelleHabitation Clément, Jardin Balata, Presuq'ile de la Caravelle
Habitation Clément, Jardin Balata, Presuq'ile de la CaravelleHabitation Clément, Jardin Balata, Presuq'ile de la CaravelleHabitation Clément, Jardin Balata, Presuq'ile de la Caravelle

Habitation Clément, Jardin Balata, Presuq'ile de la Caravelle

Famille Mancini
Famille Mancini

Famille Mancini

C'est aussi le moment à partir duquel Lionel commence son boulot de moniteur de planche à voile et ski nautique à plein temps, c'est à dire 5 jours sur 7... Une nouvelle vie s'organise donc peu à peu, autour de la base nautique de la Pointe du Bout avec son lot d'habitués, rythmée sur des horaires de ''travail''... Un véritable lieu de vie au sein duquel nous faisons de nombreuses rencontres, ponctué par des départs et des retours de certains membres, ainsi va la vie...

Nous décidons d'investir dans une voiture afin de faciliter nos déplacements, de découvrir plus amplement les lieux insolites de l'île. Nous optons pour un Partner, qui ne manquera pas de tomber en panne au beau milieu de la voie rapide, en direction de l'assurance, après seulement 3 jours d'acquisition... Un bon coup de chaud pour ma part, seule au volant ce jour là...

Puis à la panne suivante, encore une fois, le hasard de la vie mettra sur mon chemin nos ''anges gardiens'', Cécile et Bruno, qui m'aideront à me tirer une nouvelle fois d'une situation délicate ! Ce jour là, je tombe alors sur un garagiste, qui face à ma détresse et connaissant l'ancien propriétaire du véhicule (un mécano sur bateau) résout le problème technique en moins de 5 minutes ! Nous voilà donc avec un véhicule qui fonctionne enfin à peu près correctement ! L'occasion d'aller fêter mon anniversaire à Ti Sable, un joli restaurant tourné face à la mer, en dégustant un délicieux magret de canard, accompagné d'un mauvais vin rouge, et couronné par un succulent fondant au chocolat, et d'une jolie surprise de la part de mon amoureux !

Les semaines s'égrènent, ponctuées de randonnées en forêt, de surf sur la côte Atlantique, de papiers administratifs à régler, de cours de planche à voile... La vie s'organise et une sorte de ''routine'' se met peu à peu en place... Mais pas pour longtemps puisque nous aurons la joie d'accueillir à bord mes parents pour 15 jours !

Quelle joie de les retrouver et de les serrer à nouveau dans nos bras ! Nous redoutions que papa soit malade au mouillage, mais après plusieurs Ti punchs et deux jours à bord, il semblerait qu'il ait vaincu le mal de mer !

Nous voilà donc tous les trois à arpenter les plus jolis coins de Martinique, au fil des balades en bord de mer, en forêt, ponctués de délicieux repas créoles et de visite de nombreuses distilleries ! (sans oublier les traditionnels Planteurs et Ti Punchs!) Nous profiterons à cette occasion d'aller jusqu'à Grand Rivière, à l’extrémité Nord Est de l'île... Une route en bord de mer, surplombée par la majestueuse Montagne Pelée, enfin découverte après plusieurs jours embuée par la brume de sable du Sahara. Nous passerons une nuit à Tartane, sur la presqu'ile de la Caravelle, dans une agréable chambre tournée face à la mer, un petit déjeuner des plus agréables !

Nous savourons chaque instant passé tous ensemble et peu à peu, mes parents commencent à adopter le rythme créole (même si maman est toujours réveillée aux aurores, décalage horaire oblige!) Que de rires avec nos allers retours sur notre petite annexe et autour de repas bien ''arrosés'' à bord (d'ailleurs, nous connaîtrons notre première ''onde tropicale'' : des pluies orageuses pendant plus de 12 heures, mais sans vent) ....sans parler du poulpe qui a craché son encre sur le short et le tee-shirt blanc de papa !

Ces 15 jours passent à une vitesse incroyable ! Nous passons notre avant dernier jour à naviguer, pour emmener mes parents dans l'endroit le plus idyllique de la Martinique : l'Anse Noire et ses tortues ! Nous observons d'ailleurs l'une d'entre elles qui se frotte longuement à notre ancre et qui repart doucement dans l'eau bleue... La magie du lieu s'empare de nous tous et nous la partageons avec nos êtres chers qui comprennent un peu mieux la richesse que nous recherchons à travers ce voyage et ce mode de vie hors du commun...

Une dernière partie de golf pour les hommes et il est temps de les raccompagner à l'aéroport, le cœur gros, et au moment de les voir passer la porte d'embarquement, je ne peux retenir mes larmes, trop touchée par cette séparation ! Le bateau semble tout à coup bien trop vide alors nous noyons notre peine à grand renfort de ti-punch !

La vie reprend son cours, je réalise des petits travaux d'entretien à bord, j'organise les lessives, je classe les papiers administratifs et je commence à préparer la suite de notre périple en me renseignant sur notre route, les lieux de carénage entre deux cours de planche à voile par le meilleur professeur de la Martinique ! De son côté, Lionel est un peu dépité avec la survenue de la casse moteur du bateau du Club, de l’activité "wake board", la partie la plus rentable de son job !

Nous nous préparons à accueillir à bord ma cousine Laura avec Fabien, qui vont découvrir les joies de la vie en bateau d'ici 15 jours !

Nous avons décider d'aller passer la saison cyclonique dans le Sud des Antilles, c'est-à-dire descendre du côté de Saint Vincent les Grenadines, des Tobago Cays, de Trinidad, puis éventuellement d'aller jusqu'aux îles des San Blas, Los Roques... D'ici là, nous profitons de la douceur de vivre de la Martinique tout en renflouant les caisses de bord, au gré des rencontres qui font la richesse de notre voyage !

Famille MoinierFamille Moinier
Famille MoinierFamille Moinier
Famille MoinierFamille Moinier

Famille Moinier

Famille MoinierFamille Moinier
Famille MoinierFamille MoinierFamille Moinier
Famille MoinierFamille Moinier
Famille MoinierFamille Moinier

Famille Moinier

Des noces de coton ''créoles''

3 juillet 2015

Et voilà ! Nous avons passé ces 15 derniers jours avec ma cousine Laura et Fabien, son amoureux ! Encore plein de bons moments en commun, les cousins ont partagé notre vie durant ces deux semaines, ils ont goûté aux joies du Ti punch, des plongées sous marine comme dans un aquarium, ils ont vaillamment navigué à bord d'Iti Manawa et bravé les mygales de l'Anse Couleuvre, bref, un séjour formidable pour tout le monde, des bonnes séries de rigolades tous ensemble, des chouettes moments avec ma ''petite cousine'' ! Fabien aura même passé un entretien d'embauche téléphonique à bord (concluant!!), il a soutenu Lionel dans ses parties de pêche, malgré les méduses (!) et comme les Shadok, a amélioré sa technique de pompage en voiture, mais aussi en annexe (c'est bon, il gère, un vrai pilote!!) et pour ma part, j'ai eu l'immense soulagement de pouvoir papoter de trucs de ''fille'' avec ma cousine ! Quel soutien dans notre quotidien, ils ne sont même pas tombés à la mer, même les bras chargés de courses ! Un grand merci à eux pour les nombreux délicieux restau qu'ils nous ont payé et surtout pour leur bonne humeur permanente, leur ''zen attitude'' et leur soutien ! Des moments de bonheurs précieux savourés par tous....

Un immense vide à leur départ, partagés entre l'envie de les retrouver, eux, la famille, les amis, tous ceux qu'on a laissé là bas et l'envie de continuer encore notre périple, poussés par notre curiosité toujours présente...

Laura et Fabien à bord !
Laura et Fabien à bord !Laura et Fabien à bord !
Laura et Fabien à bord !Laura et Fabien à bord !
Laura et Fabien à bord !Laura et Fabien à bord !Laura et Fabien à bord !

Laura et Fabien à bord !

La vie a repris son cours, les apéros en tête à tête ne se sont pas arrêtés pour autant !
J'ai repris les cours de planche à voile de manière assidue et j'ai continué de tisser des liens d'amitié avec nos ''voisins'', je pense notamment à Marie, Sarah, Virginie et Cécile avec qui nous passons d'agréables moments, parfois juste autour d'un café, et souvent au cours de balades en forêt ou bord de mer... Toutes avec des préoccupations plus ou moins similaires, des envies et des passions communes que nous avons hâte de partager encore !

Et dans le prochain épisode, la photo des garçons, du foil de Lionel et Bruno, et même d'Emme à cheval !!

Cécile de Bandol, enfin retrouvée en Martinique !

Cécile de Bandol, enfin retrouvée en Martinique !

Sarah, Virginie et Marie, en route pour les Salines, à pieds !

Sarah, Virginie et Marie, en route pour les Salines, à pieds !

Le capitaine et son mousse, au trou Etienne

Le capitaine et son mousse, au trou Etienne

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